mercredi 22 février 2012

Mercredi 22 Février 2012

Mercredi dit "des cendres", pour ceux qui l'auraient oublié. 
Et pour ceux qui ne connaissent pas, c'est pas grave.

Je trouve l'actualité tellement morne et répétitive que je n'ai même plus le goût d'écrire tous ces temps ci...Quelle platitude!
Aujourd'hui pourtant, "ils" ont réussi à m'énerver.

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, comme chacun le sait; alors il faut bien que les politiques et le gouvernement passe le temps et trouve quelque chose à légiférer. 
Ils ont donc pris une décision de la plus haute importance : Il n'y a plus de "Mademoiselles", uniquement des "Madames". 
Quelle révolution, quelle inventivité, quelle souci des concitoyens, de la Nation. Comment avons-nous pu vivre avant. Quelle preuve d'évolution de notre société, que dis-je, de notre Civilisation! 
Je vais vous avouer, personnellement, je m'en contrebalance et cela ne m'empêchera pas de dormir cette nuit. Si la moindre connerie devait nous empêcher de dormir, on serait mort d'épuisement depuis longtemps!

Je me marre quand même en pensant à une de mes voisines qui hurle quand on lui dit "Madame" : "Mademoiselle s'il vous plait, je suis une demoiselle"...
Moi j'en sais rien, j'ai jamais approfondi la chose...Mais pourquoi la priver de son petit plaisir?
Je rigole aussi en pensant aux instits appelant au tableau "Madame Sylvie" de 9 ans... 

Mais sincèrement, quand on pense branle bas que nous supportons dans cette élection présidentielle...
Pour nous pondre ce genre Loi indispensable à la Patrie !
Quelle pitié !

dimanche 12 février 2012

Dimanche 12 Février 2012

Guéant est fou. Il n'a rien compris; c'est pousser la civilisation très loin que de lapider les femmes adultères au lieu que d'essayer qu'il y en ait autant que d'hommes dans tous les domaines de la vie publique. C'est en pensant à une surpopulation de la planète qu'il est utile de faire sauter des "martyrs" au milieu des femmes et des enfants qui risquent de n'avoir pas assez à manger...

Enfin des mariages homo-sexuels célébrés par des Maires. Il faudrait aller plus loin dans notre civilisation, marier des enfants avec des adultes, par exemple. D'autres "grandes" civilisations l'ont déjà fait, elles étaient   en avance sur nous! (C'est vrai que par contre, dans ces civilisations avancées, l'homosexualité, c'est un peu craignos...).

On pourrait penser également aux êtres qui aiment tant leur animal préféré : Madame et son baudet, monsieur et sa guenon (ou son singe). Pourquoi leur refuser une union décente? C'est vrai, les petits singes ne votent pas...dommage. mais nous pourrions y penser, ils ont leur mot à dire.

C'est la grande empoigne pour trouver des électeurs! Je crains que notre pays ne sorte pas trop grandi de ces élections présidentielles!

mercredi 8 février 2012

Mercredi 8 Février 2012

J'aime ce temps froid...Dans le catastrophisme ambiant qui malheureusement caractérise de plus en plus notre pays, il permet aux médias de nous bassiner, évidemment, avec les horreurs qu'ils trouvent toujours, mais surtout, durant le temps qu'ils parlent de la neige et de la glace, ils nous cassent moins les pieds avec les élections présidentielles. Heureuse récréation et tant pis pour les candidats si leur ego se voit distancer par le temps qu'il fait. Les paysages enneigés sont bien plus beau que leurs bobines assoiffées d'honneur.


Toutes nos centrales tournent à plein régime pour fournir l'électricité de notre pays; nous devons même en importer d'Allemagne et de Grande Bretagne
Une centrale nucléaire fourni en gros 1500 Mw, les plus grosses éoliennes (en mer) en fournissent 10. Il faut donc un parc de 150 éoliennes en mer pour remplacer une seule centrales. Avec une distance de sécurité entre éolienne de 100m, cela fait nous fait un carré d'environ 4 km de coté à placer en mer...

Sur terre, c'est encore plus marrant, une éolienne produit 3 Mw environ. Il en faudrait donc 500 pour remplacer notre centrale, à 50m de distance les unes des autres, je vous laisse faire le calcul de la superficie à prévoir. Mais nous sommes un grand pays dit-on!

J'oubliais ma petite donnée médicale : Des médecins signalent que des sons graves (le battement sourd typique des éoliennes) se propagent assez loin et passent à travers des fenêtres fermées et des cheminées. Des personnes ont leur sommeil compromis par ce bruit jusqu’à plus d’un mile (1 ,6 km).  

mercredi 1 février 2012

Mercredi premier Févier 2012



Moulins à vent...quand il y en a.....(du vent).


CIVITAS est un Think Tank britannique,

Un think tank ou laboratoire d'idées est une institution de droit privé, en principe indépendante des partis, à but non lucratif, regroupant des experts et qui produit des études et des propositions dans le domaine des politiques publiques.


et Ruth LEA, une économiste sans doute moins impliquée dans la "pensée conforme et politiquement correcte" qui pollue notre pauvre pays, a fait paraître le mois dernier un rapport sur les prix de revient des différentes sources d'énergie connues. 
Selon ses conclusions les prix en MWh des différentes sources sont :


217 € pour l'éolien offshore (celui qui doit polluer visuellement nos côtes du nord...).
177 € pour l'éolien terrestre
135 € pour le charbon
117 € pour le gaz
82 € pour le nucléaire...


Sans compter que l'énergie éolienne étant par définition intermittente, il est nécessaire d'associer les aérogénérateurs à d'autres sources d'électricité comme le gaz ou le charbon...qui polluent...
La conclusion du rapport de Mme REA est que,  je cite :
"S'il n'y avait pas les objectifs fixés par la directive des énergies renouvelables, l'éolien ne serait pas recevable comme moyen rentable de production d'électricité ou de réductions des émissions de CO2".

Mais nous on se moque de la rentabilité, nous avons plein de sous en France...quant à la réduction du CO2, à coté des certitudes affichées et des retombées politiques, peu importe!

Voilà un document qui ne risque pas  d'être trop divulgué chez nous... Il existe un consensus pour ne pas trop déranger les écolos. 
Dommage de protéger autant des personnes qui ne  jouent sur les peurs de leurs concitoyens que pour réussir à satisfaire leurs ambitions purement politiques et surtout personnelles!

mardi 31 janvier 2012

Mardi le 31 Janvier 2012

Les élèves ne devraient déjà plus avoir aucun devoirs à faire à la maison. Il est hors de question de demander à un enfant, une recherche, une explication ou une réflexion sur ce qu'il a fait durant la journée.
Un enfant, c'est comme un ouvrier, il fait ses huit heures, ou ses sept et lorsqu'il revient à sa maison, c'est pour retirer ses godasses, sortir (faire sortir par quelqu'un...) une canette du réfrigérateur (de Champony, bien sûr...) et se mettre devant la TV à se faire décerveler doucement, sans violence, en douceur.

Maintenant, pour éviter de traumatiser les chères petites blondes (enfin, "blondes", fait partie de l'expression, qu'on ne vienne pas m'accuser de discrimination --ou de réalité --), pour donc, éviter de les traumatiser, ou pour rajouter une couche aux délires de la gauche, l'UMP désire supprimer en plus, les notes.

Là, l'enfant n'est plus considéré comme un ouvrier, mais comme un fonctionnaire..Qu'il travaille ou pas, qu'il se démène ou non, il sera toujours au même niveau que tous ses camarades : "T'inquiète, tu fous rien, c'est comme si tu travaillais, tu seras considéré pareil..."

Les futures élections ne font que rajouter des propositions démagogiques à celles déjà lancées à grand renfort de médias. Vivement que le cirque se termine.

C'est surtout oublier ce que désire les enfants...
Dans le collège où j'ai travaillé, seul le logiciel général des notes attribuait une place en rapport avec la note effective de l'élève. 
Il est bien évident que cette place, heureusement, n'était pas inscrite sur le bulletin officiel remis à l'élève et à ses parents.

Lorsque les élèves avaient la possibilité de consulter leurs notes avec moi, c'était pourtant ce qui les intéressait le plus : "Dis moi quelle est ma place? Qui est devant, qui est derrière...". Je me faisais un plaisir - sûrement malsain - que de les renseigner. Lorsqu'ils ne sont pas complètement décérébrés, les enfants attachent, normalement, sainement, une place à la compétition entre eux. C'est à l'adulte de remotiver l'enfant en remettant l'importance de cette enjeu à sa juste place au vu de ses propres efforts, de sa propre détermination à progresser .

Mais les réflexions et les décisions pédagogiques sont menées par des sur-diplômés qui ne connaissent les enfants que par les livres et leurs opinions politiques.

Beurk.

vendredi 27 janvier 2012

Vendredi 27 Janvier 2012

Fin des privilèges...
Pour qui???

Société Civile "La Sapinière"
RCS Paris D377 552 955

Siège Social : 28 av Duquesnes 75007  PARIS
SIRET : 377 552 955 000 25
Forme juridique : Société Civile Immobilière
Capital Social : 914 694.01 €
Code d'activité : 6820B Location d'autres biens immobiliers
Immatriculation du 04.04.90
Nationalité : France
Dirigeants : Gérants :  Mr HOLLANDE François
                                 Mme ROYAL Marie-Ségolène
Dépot Légal : 24.01.2000 : Statuts mis à jour

Pour s'affranchir de l'ISF, on monte une SCI dans laquelle on loge : l'appartement de boulogne, celui du 7ème à Paris, la propriété de Mougins etc...


mardi 24 janvier 2012

Le Mardi 24 janvier 2012

Voilà qui fait plaisir à lire. Savoir que des enseignants peuvent être plus pragmatiques et lucides que ceux qui n'enseignent pas mais qui, forcément, ont tout compris...


DIX PROPOSITIONS
1 – Consacrer au moins 50 % du temps, en primaire, à l’apprentissage du français — ce qui suppose une réécriture complète des programmes. Et à ce titre, privilégier les méthodes d’apprentissage alpha-syllabiques. À ceux qui se demanderaient encore pourquoi, une seule réflexion de bon sens : outre le fait que c’est le mouvement naturel de la langue, qui va du simple au composé, nous passons de plus en plus de temps sur des claviers, où l’on ne tape pas des mots, mais des lettres et des suites de syllabes — étonnant, non ? Une expérimentation comme celle du SLECC a si bien prouvé son efficacité que le ministère, jamais à court d’erreurs, vient de sucrer la maigre subvention qui permettait de diffuser les très efficaces méthodes mises en place dans ce cadre.

2 – Mettre au feu les livrets de compétence, et autres fariboles chronophages — la réunionnite aiguë, par exemple, qui frappe de la maternelle à l’université. Tant qu’à faire, en revenir aux notes, aujourd’hui bannies du primaire. On s’étonne que dans la même logique la rue de Grenelle n’ait pas songé à faire interdire les thermomètres dans les hôpitaux.

3 – Penser le nombre d’élèves par classe en fonction de la réalité du terrain (30 élèves décents, ça se gère, 12 élèves en difficulté, ça se gère aussi) (1). Cela suppose d’oser enfin clairement des classes de niveau. Les « moyens » ne se distribuent pas uniformément, mais en fonction des besoins. Là aussi l’égalitarisme a tué — particulièrement ceux qui étaient moins égaux au départ.

4 – La remise en cause radicale du collège unique consisterait aussi à proposer une orientation positive en filière professionnelle dès la quatrième pour tous ces élèves qui s’ennuient si ostensiblement au collège qu’ils finissent par ennuyer les autres. Tout en imaginant des passerelles, qui existaient jadis, afin de leur permettre éventuellement de revenir dans le giron des études générales. La filière professionnelle doit cesser d’être la voiture-balai de l’école : y passer est aujourd’hui une sanction, elle doit être une opportunité. Dans cet esprit, il faut multiplier les formations en alternance, afin de faire connaître aux élèves les métiers réels, et faire accepter aux patrons (aux artisans, particulièrement) l’idée que ces élèves ne sont pas des délinquants en puissance.

5 – Inutile de renforcer les horaires : il faut sans doute dégraisser, au contraire. Supprimer par exemple l’inutile enseignement de l’anglais en primaire. Aujourd’hui, des gosses saturés d’anglais macaronique n’entrent plus en cours de langue, en sixième, qu’à reculons. Supprimer au collège toutes les activités périphériques — ont-ils vraiment besoin d’apprendre à l’école à surfer sur Internet ou à manier le joystick ? Dans le même esprit, la classe de seconde « indifférenciée » cumule tous les programmes de toutes les disciplines — on arrive à plus de 35 heures de cours par semaine. C’est absurde, et démotivant. Les vraies spécialisations doivent intervenir le plus tard possible. Ce n’est pas en détruisant le tissu enseignant que l’on peut faire des économies, c’est en supprimant des programmes toute la mauvaise graisse pédagonigologique.

6 – Côté discipline, il faut abroger les circulaires qui identifient les punitions à des « brimades » — et peut-être ne plus imposer à un établissement qui exclut définitivement un élève de lui trouver un autre établissement d’accueil, ce qui revient à faire circuler les trublions. Responsabilisons les parents — à eux de réinscrire leur voyou là où l’on voudra bien le prendre. On peut d’ailleurs inventer des écoles-relais, avec profs volontaires (et payés en conséquence), ou multiplier les internats, afin de décontextualiser des jeunes qui n’ont pas tous la chance d’être orphelins, comme disait Poil-de-carotte, et ne sortent du collège que pour mieux s’épanouir dans l’école de la rue. De même, il faut généraliser les règlements intérieurs intelligents (interdiction totale des portables, par exemple), et censurer les initiatives idiotes (l’interdiction des « colles » le mercredi, alors que c’est souvent le seul levier réel pour faire pression sur certains élèves). Et redonner aux enseignants la décision finale dans les conseils de classe (et non aux chefs d’établissement, qui en profitent pour soigner leurs statistiques). Non pour multiplier les redoublements, mais pour faire savoir aux élèves que le prof qu’ils sont tentés de chahuter aura son mot à dire, et que ce sera le dernier. Ça calme.

7 – En primaire comme au collège, réinstaurer l’étude du soir, en la confiant aux enseignants-stagiaires, aux étudiants tentés par le métier. Ce serait une initiation intéressante. Dans le même esprit, revenir à une formation des enseignants basée sur le compagnonnage, et non sur des cours théoriques coupés de la réalité des classes. D’aucuns suggèrent d’ailleurs de nommer en collèges les spécialistes auto-proclamés des « sciences de l’éducation » qui pontifient aujourd’hui dans les IUFM, à cinquante kilomètres et quelques années-lumières des réalités de terrain.

8 – La réforme du lycée est-elle bien utile ? Exemple-type d’interrogation rhétorique… En particulier, la suppression de l’histoire-géographie en terminale S (et son absence depuis des lustres dans les sections techniques) est une réforme strictement idéologique, inventée par des Grenelliens qui pensent, comme Big Brother, que « l’ignorance, c’est la force » (de même en sections techniques, d’où elle a disparu depuis vilaine lurette). Quant à « l’accompagnement personnalisé », c’est une fumisterie dans la plupart des cas. Et pour ce qui est de l’autonomie des établissements, il en faut certes assez pour qu’ils puissent faire face aux réalités du terrain (rien n’est jamais semblable), mais juste assez pour s’adapter sans négliger les fondamentaux (rien n’est vraiment différent).

9 – Un primaire mieux organisé produira des collégiens mieux adaptés, qui deviendront des lycéens épanouis, et donneront des étudiants adaptés (aujourd’hui le taux d’échec en université frôle les 50%). Il faut donc sans doute réorganiser les deux ou trois premières années de fac sur le modèle généraliste des prépas (toute spécialisation précoce est un échec assuré), sans que cela amène à supprimer les vraies prépas : il y a place pour l’excellence, parce qu’il y a une demande d’excellence. De ces formations-là sortiront des enseignants (à L3 ou M1) capables de transmettre des connaissances solides, et, à M2 (oui, l’agrégation sert à quelque chose !) de vrais spécialistes de leur matière. Bref, inventer des instituts d’enseignement supérieur qui ouvrent à la fois sur l’université et la recherche, et sur les métiers à spectres larges. Inutile de s’obstiner à lancer des néo-bacheliers riches d’incompétences dans des études pointues alors qu’ils ne maîtrisent pas l’orthographe ou la chronologie. Dans cet esprit il est essentiel de multiplier les système-relais, à tous les niveaux, afin d’amener au plus haut de leurs possibilités des élèves capables mais noyés dans des établissements (ZEP ou non) où l’on n’a guère eu le loisir de faire parler leurs qualités. Des propédeutiques, de l’entrée en sixième à la première année de fac — cela limitera les redoublements, et allègera d’autant la facture finale : investir là où il faut permet de ne pas arroser indifféremment un système obsolète. N’importe quel jardinier vous expliquera que le goutte-à-goutte ciblé donne de meilleurs résultats que l’arrosage indistinct.

10 – Affirmer haut et fort le caractère national, républicain et laïque de l’école. Ce n’est pas l’élève qui en est le centre, ce ne sont pas les « communautés » (un mot haïssable, contre lequel il faut s’insurger sans trêve) qui doivent y faire la loi, c’est la transmission des savoirs. Les enseignants doivent redevenir les passeurs de cette culture réelle et humaniste qui est le pivot de l’école. Le bac, même s’il est susceptible d’aménagements, doit être clairement revendiqué comme un examen national — peut-être examen de fin d’études, en laissant une plus grande souplesse aux universités pour recruter et orienter les étudiants qui aujourd’hui viennent se fracasser comme des moucherons affolés dans ces impasses que sont la psycho, la socio, la « communication » et autres attrape-nigauds. Les universités doivent d’ailleurs être sommées de dire, à l’inscription, quelles sont exactement les perspectives d’emploi de telle ou telle formation — et s’occuper activement de l’orientation de leurs étudiants. L’orientation est un souci à tous les niveaux, du collège à la fac, et c’est une chose trop sérieuse, comme aurait pu dire Clémenceau, pour la laisser aux COPSY, de plus en plus PSY, au détriment du reste (2).

(1) Et non 38 et 22, comme l’affirme Chatel dans une récente interview
(2) Questions cruciales que j’ai eu l’occasion de poser à Valérie Pécresse, ex-ministre des universités, dans un petit livre pratique qui sort ces jours-ci et intitulé 
Après le Bac / Mode d’emploi


SUGGESTIONS ANNEXES

1 – Imposer fortement les cours privés du type Acadomia, qui prospèrent sur l’angoisse générée par tant de réformes inutiles et de désordre pédagogique. Accepter les parents comme « associés » — restons polis —, pas comme consommateurs de prestations. Enrôler de vrais spécialistes pour s’occuper des enfants handicapés, particulièrement au primaire. Revenir au système de mutations tel qu’il existait avant Claude Allègre — demander un poste précis, et avoir la possibilité de rester là où l’on était en cas d’impossibilité, sans se retrouver balancé sur un rectorat entier et deux ou trois établissements toujours à bonne distance les uns des autres.

2 – Curieusement (est-ce si curieux ?) la question des revendications salariales n’est pas une priorité : quand elle apparaît, c’est de façon raisonnable. Une augmentation de 20 % des salaires serait bienvenue, mais chacun sait qu’on ne se lance pas dans ce métier pour être riche, mais au moins assez bien payé pour être, en ces temps où l’on confond l’être et l’avoir, socialement mieux reconnu. Cela permettrait en tout cas de faire revenir les hommes dans le métier — et d’éviter la perpétuation de stéréotypes qui font d’une profession fortement féminisée une profession forcément dévaluée. En tout cas, la réévaluation des salaires des enseignants débutants, si elle est en soi une excellente chose, se fait au détriment de ceux qui enseignent déjà depuis des années, et donc l’ancienneté et l’expertise ne trouvent soudain plus de traduction sur leur fiche de salaire. C’est l’ensemble d’une profession qu’il faut revaloriser. Et ce n’est pas en claironnant que les missions ont changé et qu’il faut impérativement que les profs séjournent 35 heures par semaine dans leurs établissements que l’on ramènera vers l’enseignement des étudiants qui aujourd’hui le fuient.

3 – Last but not least : muter aux Eaux et Forêts les responsables de la prospective, ministériels ou rectoraux, afin qu’ils plantent des arbres pour compenser la déforestation occasionnée par leurs multiples circulaires.

Jean-Paul Brighelli, professeur de Lettres