mardi 31 janvier 2012

Mardi le 31 Janvier 2012

Les élèves ne devraient déjà plus avoir aucun devoirs à faire à la maison. Il est hors de question de demander à un enfant, une recherche, une explication ou une réflexion sur ce qu'il a fait durant la journée.
Un enfant, c'est comme un ouvrier, il fait ses huit heures, ou ses sept et lorsqu'il revient à sa maison, c'est pour retirer ses godasses, sortir (faire sortir par quelqu'un...) une canette du réfrigérateur (de Champony, bien sûr...) et se mettre devant la TV à se faire décerveler doucement, sans violence, en douceur.

Maintenant, pour éviter de traumatiser les chères petites blondes (enfin, "blondes", fait partie de l'expression, qu'on ne vienne pas m'accuser de discrimination --ou de réalité --), pour donc, éviter de les traumatiser, ou pour rajouter une couche aux délires de la gauche, l'UMP désire supprimer en plus, les notes.

Là, l'enfant n'est plus considéré comme un ouvrier, mais comme un fonctionnaire..Qu'il travaille ou pas, qu'il se démène ou non, il sera toujours au même niveau que tous ses camarades : "T'inquiète, tu fous rien, c'est comme si tu travaillais, tu seras considéré pareil..."

Les futures élections ne font que rajouter des propositions démagogiques à celles déjà lancées à grand renfort de médias. Vivement que le cirque se termine.

C'est surtout oublier ce que désire les enfants...
Dans le collège où j'ai travaillé, seul le logiciel général des notes attribuait une place en rapport avec la note effective de l'élève. 
Il est bien évident que cette place, heureusement, n'était pas inscrite sur le bulletin officiel remis à l'élève et à ses parents.

Lorsque les élèves avaient la possibilité de consulter leurs notes avec moi, c'était pourtant ce qui les intéressait le plus : "Dis moi quelle est ma place? Qui est devant, qui est derrière...". Je me faisais un plaisir - sûrement malsain - que de les renseigner. Lorsqu'ils ne sont pas complètement décérébrés, les enfants attachent, normalement, sainement, une place à la compétition entre eux. C'est à l'adulte de remotiver l'enfant en remettant l'importance de cette enjeu à sa juste place au vu de ses propres efforts, de sa propre détermination à progresser .

Mais les réflexions et les décisions pédagogiques sont menées par des sur-diplômés qui ne connaissent les enfants que par les livres et leurs opinions politiques.

Beurk.

vendredi 27 janvier 2012

Vendredi 27 Janvier 2012

Fin des privilèges...
Pour qui???

Société Civile "La Sapinière"
RCS Paris D377 552 955

Siège Social : 28 av Duquesnes 75007  PARIS
SIRET : 377 552 955 000 25
Forme juridique : Société Civile Immobilière
Capital Social : 914 694.01 €
Code d'activité : 6820B Location d'autres biens immobiliers
Immatriculation du 04.04.90
Nationalité : France
Dirigeants : Gérants :  Mr HOLLANDE François
                                 Mme ROYAL Marie-Ségolène
Dépot Légal : 24.01.2000 : Statuts mis à jour

Pour s'affranchir de l'ISF, on monte une SCI dans laquelle on loge : l'appartement de boulogne, celui du 7ème à Paris, la propriété de Mougins etc...


mardi 24 janvier 2012

Le Mardi 24 janvier 2012

Voilà qui fait plaisir à lire. Savoir que des enseignants peuvent être plus pragmatiques et lucides que ceux qui n'enseignent pas mais qui, forcément, ont tout compris...


DIX PROPOSITIONS
1 – Consacrer au moins 50 % du temps, en primaire, à l’apprentissage du français — ce qui suppose une réécriture complète des programmes. Et à ce titre, privilégier les méthodes d’apprentissage alpha-syllabiques. À ceux qui se demanderaient encore pourquoi, une seule réflexion de bon sens : outre le fait que c’est le mouvement naturel de la langue, qui va du simple au composé, nous passons de plus en plus de temps sur des claviers, où l’on ne tape pas des mots, mais des lettres et des suites de syllabes — étonnant, non ? Une expérimentation comme celle du SLECC a si bien prouvé son efficacité que le ministère, jamais à court d’erreurs, vient de sucrer la maigre subvention qui permettait de diffuser les très efficaces méthodes mises en place dans ce cadre.

2 – Mettre au feu les livrets de compétence, et autres fariboles chronophages — la réunionnite aiguë, par exemple, qui frappe de la maternelle à l’université. Tant qu’à faire, en revenir aux notes, aujourd’hui bannies du primaire. On s’étonne que dans la même logique la rue de Grenelle n’ait pas songé à faire interdire les thermomètres dans les hôpitaux.

3 – Penser le nombre d’élèves par classe en fonction de la réalité du terrain (30 élèves décents, ça se gère, 12 élèves en difficulté, ça se gère aussi) (1). Cela suppose d’oser enfin clairement des classes de niveau. Les « moyens » ne se distribuent pas uniformément, mais en fonction des besoins. Là aussi l’égalitarisme a tué — particulièrement ceux qui étaient moins égaux au départ.

4 – La remise en cause radicale du collège unique consisterait aussi à proposer une orientation positive en filière professionnelle dès la quatrième pour tous ces élèves qui s’ennuient si ostensiblement au collège qu’ils finissent par ennuyer les autres. Tout en imaginant des passerelles, qui existaient jadis, afin de leur permettre éventuellement de revenir dans le giron des études générales. La filière professionnelle doit cesser d’être la voiture-balai de l’école : y passer est aujourd’hui une sanction, elle doit être une opportunité. Dans cet esprit, il faut multiplier les formations en alternance, afin de faire connaître aux élèves les métiers réels, et faire accepter aux patrons (aux artisans, particulièrement) l’idée que ces élèves ne sont pas des délinquants en puissance.

5 – Inutile de renforcer les horaires : il faut sans doute dégraisser, au contraire. Supprimer par exemple l’inutile enseignement de l’anglais en primaire. Aujourd’hui, des gosses saturés d’anglais macaronique n’entrent plus en cours de langue, en sixième, qu’à reculons. Supprimer au collège toutes les activités périphériques — ont-ils vraiment besoin d’apprendre à l’école à surfer sur Internet ou à manier le joystick ? Dans le même esprit, la classe de seconde « indifférenciée » cumule tous les programmes de toutes les disciplines — on arrive à plus de 35 heures de cours par semaine. C’est absurde, et démotivant. Les vraies spécialisations doivent intervenir le plus tard possible. Ce n’est pas en détruisant le tissu enseignant que l’on peut faire des économies, c’est en supprimant des programmes toute la mauvaise graisse pédagonigologique.

6 – Côté discipline, il faut abroger les circulaires qui identifient les punitions à des « brimades » — et peut-être ne plus imposer à un établissement qui exclut définitivement un élève de lui trouver un autre établissement d’accueil, ce qui revient à faire circuler les trublions. Responsabilisons les parents — à eux de réinscrire leur voyou là où l’on voudra bien le prendre. On peut d’ailleurs inventer des écoles-relais, avec profs volontaires (et payés en conséquence), ou multiplier les internats, afin de décontextualiser des jeunes qui n’ont pas tous la chance d’être orphelins, comme disait Poil-de-carotte, et ne sortent du collège que pour mieux s’épanouir dans l’école de la rue. De même, il faut généraliser les règlements intérieurs intelligents (interdiction totale des portables, par exemple), et censurer les initiatives idiotes (l’interdiction des « colles » le mercredi, alors que c’est souvent le seul levier réel pour faire pression sur certains élèves). Et redonner aux enseignants la décision finale dans les conseils de classe (et non aux chefs d’établissement, qui en profitent pour soigner leurs statistiques). Non pour multiplier les redoublements, mais pour faire savoir aux élèves que le prof qu’ils sont tentés de chahuter aura son mot à dire, et que ce sera le dernier. Ça calme.

7 – En primaire comme au collège, réinstaurer l’étude du soir, en la confiant aux enseignants-stagiaires, aux étudiants tentés par le métier. Ce serait une initiation intéressante. Dans le même esprit, revenir à une formation des enseignants basée sur le compagnonnage, et non sur des cours théoriques coupés de la réalité des classes. D’aucuns suggèrent d’ailleurs de nommer en collèges les spécialistes auto-proclamés des « sciences de l’éducation » qui pontifient aujourd’hui dans les IUFM, à cinquante kilomètres et quelques années-lumières des réalités de terrain.

8 – La réforme du lycée est-elle bien utile ? Exemple-type d’interrogation rhétorique… En particulier, la suppression de l’histoire-géographie en terminale S (et son absence depuis des lustres dans les sections techniques) est une réforme strictement idéologique, inventée par des Grenelliens qui pensent, comme Big Brother, que « l’ignorance, c’est la force » (de même en sections techniques, d’où elle a disparu depuis vilaine lurette). Quant à « l’accompagnement personnalisé », c’est une fumisterie dans la plupart des cas. Et pour ce qui est de l’autonomie des établissements, il en faut certes assez pour qu’ils puissent faire face aux réalités du terrain (rien n’est jamais semblable), mais juste assez pour s’adapter sans négliger les fondamentaux (rien n’est vraiment différent).

9 – Un primaire mieux organisé produira des collégiens mieux adaptés, qui deviendront des lycéens épanouis, et donneront des étudiants adaptés (aujourd’hui le taux d’échec en université frôle les 50%). Il faut donc sans doute réorganiser les deux ou trois premières années de fac sur le modèle généraliste des prépas (toute spécialisation précoce est un échec assuré), sans que cela amène à supprimer les vraies prépas : il y a place pour l’excellence, parce qu’il y a une demande d’excellence. De ces formations-là sortiront des enseignants (à L3 ou M1) capables de transmettre des connaissances solides, et, à M2 (oui, l’agrégation sert à quelque chose !) de vrais spécialistes de leur matière. Bref, inventer des instituts d’enseignement supérieur qui ouvrent à la fois sur l’université et la recherche, et sur les métiers à spectres larges. Inutile de s’obstiner à lancer des néo-bacheliers riches d’incompétences dans des études pointues alors qu’ils ne maîtrisent pas l’orthographe ou la chronologie. Dans cet esprit il est essentiel de multiplier les système-relais, à tous les niveaux, afin d’amener au plus haut de leurs possibilités des élèves capables mais noyés dans des établissements (ZEP ou non) où l’on n’a guère eu le loisir de faire parler leurs qualités. Des propédeutiques, de l’entrée en sixième à la première année de fac — cela limitera les redoublements, et allègera d’autant la facture finale : investir là où il faut permet de ne pas arroser indifféremment un système obsolète. N’importe quel jardinier vous expliquera que le goutte-à-goutte ciblé donne de meilleurs résultats que l’arrosage indistinct.

10 – Affirmer haut et fort le caractère national, républicain et laïque de l’école. Ce n’est pas l’élève qui en est le centre, ce ne sont pas les « communautés » (un mot haïssable, contre lequel il faut s’insurger sans trêve) qui doivent y faire la loi, c’est la transmission des savoirs. Les enseignants doivent redevenir les passeurs de cette culture réelle et humaniste qui est le pivot de l’école. Le bac, même s’il est susceptible d’aménagements, doit être clairement revendiqué comme un examen national — peut-être examen de fin d’études, en laissant une plus grande souplesse aux universités pour recruter et orienter les étudiants qui aujourd’hui viennent se fracasser comme des moucherons affolés dans ces impasses que sont la psycho, la socio, la « communication » et autres attrape-nigauds. Les universités doivent d’ailleurs être sommées de dire, à l’inscription, quelles sont exactement les perspectives d’emploi de telle ou telle formation — et s’occuper activement de l’orientation de leurs étudiants. L’orientation est un souci à tous les niveaux, du collège à la fac, et c’est une chose trop sérieuse, comme aurait pu dire Clémenceau, pour la laisser aux COPSY, de plus en plus PSY, au détriment du reste (2).

(1) Et non 38 et 22, comme l’affirme Chatel dans une récente interview
(2) Questions cruciales que j’ai eu l’occasion de poser à Valérie Pécresse, ex-ministre des universités, dans un petit livre pratique qui sort ces jours-ci et intitulé 
Après le Bac / Mode d’emploi


SUGGESTIONS ANNEXES

1 – Imposer fortement les cours privés du type Acadomia, qui prospèrent sur l’angoisse générée par tant de réformes inutiles et de désordre pédagogique. Accepter les parents comme « associés » — restons polis —, pas comme consommateurs de prestations. Enrôler de vrais spécialistes pour s’occuper des enfants handicapés, particulièrement au primaire. Revenir au système de mutations tel qu’il existait avant Claude Allègre — demander un poste précis, et avoir la possibilité de rester là où l’on était en cas d’impossibilité, sans se retrouver balancé sur un rectorat entier et deux ou trois établissements toujours à bonne distance les uns des autres.

2 – Curieusement (est-ce si curieux ?) la question des revendications salariales n’est pas une priorité : quand elle apparaît, c’est de façon raisonnable. Une augmentation de 20 % des salaires serait bienvenue, mais chacun sait qu’on ne se lance pas dans ce métier pour être riche, mais au moins assez bien payé pour être, en ces temps où l’on confond l’être et l’avoir, socialement mieux reconnu. Cela permettrait en tout cas de faire revenir les hommes dans le métier — et d’éviter la perpétuation de stéréotypes qui font d’une profession fortement féminisée une profession forcément dévaluée. En tout cas, la réévaluation des salaires des enseignants débutants, si elle est en soi une excellente chose, se fait au détriment de ceux qui enseignent déjà depuis des années, et donc l’ancienneté et l’expertise ne trouvent soudain plus de traduction sur leur fiche de salaire. C’est l’ensemble d’une profession qu’il faut revaloriser. Et ce n’est pas en claironnant que les missions ont changé et qu’il faut impérativement que les profs séjournent 35 heures par semaine dans leurs établissements que l’on ramènera vers l’enseignement des étudiants qui aujourd’hui le fuient.

3 – Last but not least : muter aux Eaux et Forêts les responsables de la prospective, ministériels ou rectoraux, afin qu’ils plantent des arbres pour compenser la déforestation occasionnée par leurs multiples circulaires.

Jean-Paul Brighelli, professeur de Lettres

samedi 21 janvier 2012

Samedi 21 Janvier 2012

J'ai un (tout petit) peu navigué, quelques petites semaines sur un petit chalut (quatre hommes d'équipage) à "faire du hareng" et autres) et quelques voyages comme équipier sur des quillards de 11m qui emmenaient des touristes à la découverte de la marine à voile.
J'ai navigué donc sous les ordres d'un "patron", ou d'un "capitaine" qu'on appelait par son prénom, par son surnom.
Ils étaient qualifiés, expérimentés et tous, même sans l'exprimer avaient le souci de l'équipage, des touristes et forcément du bateau ; ils étaient, chacun avec sa personnalité (et son caractère !) parfaitement conscients de la responsabilité qu'ils prenaient.
Sur l'eau, pas possible de se garer au bord du chemin et de descendre pour continuer à pieds, ni d'appeler un secours présent dans la demie heure. Le bateau est seul sur l'eau, il faut se débrouiller quelques soient les circonstances, temps, avaries, imprévus, accidents, maladies. 
Nous avons toujours eu à bord une confiance totale en celui qui nous dirigeait. Au moindre problème nous savions que le patron, bosco, pitaine, ce que vous voulez, était présent pour nous et notre sécurité. Pour cela, ses décisions, ses conseils, ses coups de gueules étaient toujours respectés.
J'ai eu quelque fois peur, la mer n'est pas méchante, mais elle ne permet aucune erreur même minime. Je me suis toujours tourné vers le patron du bord, moi comme les autres lui abandonnant le soin de me, de nous ramener au port sains et saufs.
Se rendre compte qu'un "commandant" avec la responsabilité de plusieurs milliers de personnes a quitté son bord avant que le dernier passager, le dernier marin ne soient sauvés me remplit de honte et de rage. De rage pour tous les responsables de navire qui doivent se sentir salis par cette attitude.
En serait il devenu pour la Marine comme pour l'industrie : la perte de la notion de "patron responsable", remplacé par des salariés soucieux uniquement de leur sécurité et de leur salaire?
Je ne veux pas y croire, ce commandant est une exception, une lamentable exception parvenu à son poste sans doute par une série d'erreurs ou de magouilles.

Lamentable.

mardi 17 janvier 2012

Mardi 17 Janvier 2012

Ah! Ah! Ah! et triple Ah!
Sincèrement ces gesticulations m'intéressent autant que la fin du monde pour Décembre 2012... On nous dit, on nous vend n'importe quoi et surtout on s'amuse à s'exciter sur tout ce qui bouge.

Une prochaine loi (une de plus) va obliger les services de la Justice à spécifier la dangerosité, les soupçons, les mises en examen et les peines encourues par un mineur avant qu'il ne soit admis dans un établissement d'enseignement. Cette obligation pour éviter que ne se reproduise le drame de Chambon sur Lignon et préserver une autre petite Agnès.

Comme toutes ces décisions qui surviennent après un fait divers, on regrette que l'attentisme de notre système judiciaire ne déteigne pas sur les législateurs.

"Il faut faire quelque chose", belle maxime des blessés et des bons paroissiens!
Dans le cas présent, c'est surtout trouver un bouc émissaire désigné : le chef de l'établissement accueillant.
Je m'explique.
Je suis directeur d'un internat; "on" me présente un jeune en difficulté et on m'avertit qu'il est sous le coup d'un jugement pour viol ou autres atrocités... J'ai deux solutions. Je ne prends pas de risque et refuse la candidature.
Tranquille.
C'est sans doute ce qui arrivera neuf fois sur dix parce que, supposons que j'écoute mon éthique d'éducateur, de pédagogue ou de parent et j'accepte le ou la jeune dans mon établissement. Si tout va bien, pas de problème...comme toujours.
Mais si il y a un problème, une récidive, un incident ou un drame qui montrera-t-on comme le responsable de tous les maux et de l'horreur survenue, Le chef d'établissement !!!

IL SAVAIT !

C'est lui le coupable, le monstre qui a fait entrer l'assassin au milieu de nos jeunes. 
La Justice, le médical s'empresseront de faire savoir qu'ils avaient alerté l'établissement.
"Lavabo inter innocentes"...
Que toutes les calamités retombent sur ce responsable désigné, qu'il soit jugé, condamné et puni. On s'occupera peut-être même de cet adulte "coupable" avant le jeune.

J'ai une autre interrogation, encore moins consensuelle : J'en ai vu des sauvages en quarante deux ans de métier, pour un jeune, un enfant, il n'y a jamais rien de définitif, à l'adolescence, heureusement....
Le meurtrier de Chambon était un cas abominable, mais pour ce cas, combien de jeunes ne pourrons pas être aidé et seront relégués en marge de la société. Pour beaucoup d'entre eux, ce n'est pas la faute d'un moment qui définira leur vie d'adulte.
Le risque zéro n'existe pas, la Justice, le médical, l'éducatif travaillent sur de l'humain, pas sur des machines.
La certitude, nul ne l'a, ni dans le positif, ni dans le négatif et il n'y a que les sots pour être sûrs du devenir d'un enfant.
Croyez moi, je ne sais pas grand chose, mais cette vérité là, oui.

mercredi 11 janvier 2012

Le Mercredi 11 Janvier 2012

Une actualité bien décevante, grise, morne...

A peine quelques petites phrases assassines entre politiques, et encore, rien de bien croustillant. Si toute la campagne pour la présidentielle est comme cela, ces messieurs vont endormir pour de bon tous les français et je verrai encore moins de monde à mon bureau de vote !

Si quand même, nous avons une candidature supplémentaire, celle de Monsieur Cantona (je marque "Monsieur", ce n'est pas par déférence, mais il parait qu'il est assez agressif...On se méfie)
Chouette, un footballeur (encore) pour pimenter l'actualité. 
Enfin, un peu de piment très doux, parce qu’il a le "syndrome Bové", le Cantona. 
Vous savez, ces gens qui ont plein de revendications, de recommandations, qui ont trouvé les solutions à nos problèmes mais qui se gardent bien de se mettre en position de réaliser ce qu'ils nous conseillent. 
Chirac l'avait compris, c'est en faisant le moins possible mais en parlant beaucoup qu'on se fait bien voir. Si vous ne foutez rien, on ne peut pas vous accuser de faire des gaffes. Le jour ou Sarkosy comprendra cela, il explosera les sondages !!!

Bref ! Donc notre footballeur franco-anglais veut se faire entendre sur les problèmes de logement et désire 500 signatures d'élus pour ne pas se présenter à l'élection présidentielle. 

(Notez, ça rassure, le Pays n'a pas besoin de ça en plus du reste.)  

vendredi 6 janvier 2012

Jeudi le 5 septembre 2012

A la rescousse de "Papa Bonnard"

Parce qu'il ne faut pas pousser bobonne. L'angélisme voulu des médias et de nos compatriotes me lasse quelque fois. 

On dirait des enfants s'étonnant que leurs parents puissent, de temps en temps, dire des "choses pas permises" :    comme M...., par exemple. "C'est pas vrai, Maman n'a pas dit ça !!!". Papa n'a pas pu dire qu'il "allait pisser" !!! C'est pas permis, c'est grossier et Maman et Papa (ou Papa et Papa, ou "Maman et Maman", on ne sait plus trop ce qu'il faut dire pour être politiquement correct...), enfin, "les parents", c'est pas grossiers et ça ne dit pas des choses comme cela.
OK, ce sont des enfants, c'est beau, c'est innocent. Mais des adultes, nos compatriotes!

"C'est pas vrai, il n'a pas pu dire : 'sale mec' ! Oh, le vilain, comment est-ce possible? Où allons nous !"
Ça va bien!
Il en dit sans doute bien plus quand il est vraiment en petit comité et sûrement des pires quand il est tout seul. Et les autres aussi, bien sûr, ça fait du bien de dire parfois tout haut ce que l'on pense tout bas. 
Pensez vous réellement que tous ces candidats soient des parangons de politesse, de délicatesse, de savoir-vivre? S'ils l'étaient, ils ne seraient pas où ils sont. C'est un métier sans merci que le leur, Frèche était sans doute le plus honnête pour cela, il ne se cachait pas (peut-être même en jouait-il ?)

J'ai une proposition : plutôt que de faire une rencontre télévisée entre les deux candidats, où ils vont nous baratiner chacun leur tour avec des explications fallacieuses et des promesses intenables, il serait mieux de leur proposer de se lâcher une bonne fois, de s'insulter copieusement, de trouver tous les noms d'oiseaux possibles à s'envoyer sur la tronche;
Cela ferait un bon spectacle bien que là, aussi, Papa Bonnard risque de n'avoir pas le dernier mot !!!

Mais pour nous, quelle franche rigolade et pour la chaîne qui donnerait le "débat"  :  un Audimat à 100% !

jeudi 5 janvier 2012

Le Mercredi 4 Janvier 2012

Rassuré.

J'ai entendu hier soir au journal d'A2, à 20h15 un candidat à la présidence affirmer qu'il préférait "être normal, qu'anormal". Là, je suis rassuré, lorsque l'on voit la profondeur de réflexion de ceux qui conduiront peut être notre pays un jour, je me dis que nous avons une grande chance d'avoir de tels cerveaux chez nous.
C'est pas un belge qui aurait trouvé ça !!!


dimanche 1 janvier 2012

Le premier Janvier 2012



On disait dans mon "Pays" : "Bonne année, bonne santé et le Paradis à la fin de vos jours" (enfin, pour ceux que ça intéresse..!)

A part cette formule sûrement surannée...quoique...que pourrais-je nous souhaiter pour cette année 2012 ? Qu"elle ne ressemble pas trop à 2011, du moins pas dans les guerres, les attentats, le chômage etc...

Que nous puissions trouver des dirigeants prêts à gouverner notre Pays non pour la satisfaction de leur ego personnel mais dans la vocation de grand serviteur de l'Etat. Je sais, on n'en est loin, mais ce sont des souhaits. Trouver quelqu'un qui n'agisse pas en fonction de ses "engagements" (politiques ou autres), mais en fonction du bien commun, en action et non en réaction de ce qu'on fait "les autres". Quelqu'un qui connaisse ou au moins qui s'intéresse à l'état réel du peuple français (voir en note) et non en fonction du bien être de sa caste ou de sa famille.

Que les minorités retournent à leur état de minorités, c'est à dire digne d'intérêt et de respect sans que l'on se croie obligé de se mettre à genoux devant leurs desiderata, voire leur exigences.

Et enfin, qu'un jour, un seul jour, on n'entende pas parler de l'Islam, de religion, de prééminence ou de lois du XVème siècle à appliquer à nos temps modernes!
Et que l'on ne se trompe pas, il ne s'agit pas là d'islamophobie qui serait mienne, mais bien du désir de la majorité de nos compatriotes musulmans qui ne demandent qu'une seule chose : de vivre leur Foi pour eux, dans leur coeur et dans leur esprits sans médias ou "fous de dieu" pour leur faire croire qu'ils sont différents.

En début d'année, on peut rêver...



Note :
Un SDF interpelle une grosse dame en fourrure : "S'il vous plait, Madame, un peu d'argent : je n'ai plus mangé depuis deux jours".
Et la dame de s'extasier : "Mais comment faites vous? Moi si je n'ai pas mes quatre repas par jour, je ne me sens pas bien, et j'aimerais tellement maigrir..."