J'ai un (tout petit) peu navigué, quelques petites semaines sur un petit chalut (quatre hommes d'équipage) à "faire du hareng" et autres) et quelques voyages comme équipier sur des quillards de 11m qui emmenaient des touristes à la découverte de la marine à voile.
J'ai navigué donc sous les ordres d'un "patron", ou d'un "capitaine" qu'on appelait par son prénom, par son surnom.
Ils étaient qualifiés, expérimentés et tous, même sans l'exprimer avaient le souci de l'équipage, des touristes et forcément du bateau ; ils étaient, chacun avec sa personnalité (et son caractère !) parfaitement conscients de la responsabilité qu'ils prenaient.
Sur l'eau, pas possible de se garer au bord du chemin et de descendre pour continuer à pieds, ni d'appeler un secours présent dans la demie heure. Le bateau est seul sur l'eau, il faut se débrouiller quelques soient les circonstances, temps, avaries, imprévus, accidents, maladies.
J'ai navigué donc sous les ordres d'un "patron", ou d'un "capitaine" qu'on appelait par son prénom, par son surnom.
Ils étaient qualifiés, expérimentés et tous, même sans l'exprimer avaient le souci de l'équipage, des touristes et forcément du bateau ; ils étaient, chacun avec sa personnalité (et son caractère !) parfaitement conscients de la responsabilité qu'ils prenaient.
Sur l'eau, pas possible de se garer au bord du chemin et de descendre pour continuer à pieds, ni d'appeler un secours présent dans la demie heure. Le bateau est seul sur l'eau, il faut se débrouiller quelques soient les circonstances, temps, avaries, imprévus, accidents, maladies.
Nous avons toujours eu à bord une confiance totale en celui qui nous dirigeait. Au moindre problème nous savions que le patron, bosco, pitaine, ce que vous voulez, était présent pour nous et notre sécurité. Pour cela, ses décisions, ses conseils, ses coups de gueules étaient toujours respectés.
J'ai eu quelque fois peur, la mer n'est pas méchante, mais elle ne permet aucune erreur même minime. Je me suis toujours tourné vers le patron du bord, moi comme les autres lui abandonnant le soin de me, de nous ramener au port sains et saufs.
Se rendre compte qu'un "commandant" avec la responsabilité de plusieurs milliers de personnes a quitté son bord avant que le dernier passager, le dernier marin ne soient sauvés me remplit de honte et de rage. De rage pour tous les responsables de navire qui doivent se sentir salis par cette attitude.
En serait il devenu pour la Marine comme pour l'industrie : la perte de la notion de "patron responsable", remplacé par des salariés soucieux uniquement de leur sécurité et de leur salaire?
Je ne veux pas y croire, ce commandant est une exception, une lamentable exception parvenu à son poste sans doute par une série d'erreurs ou de magouilles.
Lamentable.
Je ne veux pas y croire, ce commandant est une exception, une lamentable exception parvenu à son poste sans doute par une série d'erreurs ou de magouilles.
Lamentable.
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