mardi 13 septembre 2011

13 Novembre 2011...Les roumains de monsieur le ministre de l'intérieur.

J’ai eu une petite expérience d’élu avec des « roumains ». Deux familles qui avaient fini par être repérées par des « gens bien intentionnés », bien qu’elles soient installées  dans un endroit plus que discret.

J’ai pu admirer la répulsion de tous les bords face à cette intrusion dans une petite ville.

1 : Ce ne sont pas des roumains ! J’ai fait venir un jour dans mon bureau un traducteur roumain officiel pour servir d’interprète ; il a failli leur cracher dessus et durant toute la discussion a montré le mépris qu’il avait pour eux. Ce sont des Tziganes. Ils avaient déjà fait les frais de l’attention d’Adolf pendant la dernière guerre mondiale, mais ils n’ont pas eu la chance qu’on leur offre un bout de territoire à la fin de celle-ci. Ils sont maintenant aussi bien vus en Roumanie que dans notre « terre d’accueil » !

2 : L’expulsion, ils connaissent, ils connaissent les lois et savent comment faire pour revenir au bout du temps légal. C’est une affaire d’habitude, un moment comme un autre dans leur vie d’errance.

3 : Ce ne sont pas des oies blanches non plus, gare au pantalon mis à sécher dans le jardin, au portefeuille trop visible dans la voiture ou même caché au fond de la poche dans un métro 
bondé.

4 : Ils sont racketté eux-mêmes pour le peu qu’ils se font d’argent par une mafia qui reste au pays mais se déplace « légalement » pour venir rechercher l’argent qu’ils doivent leur donner.

5 : Par contre, jamais aucune violence, pas de voie de fait, pas d’agression.
C’est pour cela sans doute qu’ils sont une cible privilégiée pour montrer que nous faisons du « sécuritaire » : Vous avez raison de vous en occuper, monsieur le ministre de l’intérieur : Pas de crainte d’attentat, pas de revendications religieuses, pas de grandes déclarations et surtout pas de soutien de pays « amis ».

J’ai pris un jour avec moi, pour une sortie un enfant de 13 ans de ces familles dont j’essayais de m’occuper ; je l’ai pris une soirée avec d’autres jeunes pour une partie de bowling ; il parlait un peu notre langue et me servait d’interprète auprès de ses parents. En revenant à son campement, dans la voiture, je lui ai demandé s’il n’en avait pas marre de cette vie d’errance, s’il n’avait pas envie de revenir dans son pays officiel. Il m’a rendu un sourire rayonnant et m’a dit : « c’est tellement mieux en France ».

C’est pour cela, monsieur le ministre de l’intérieur que vous n’en viendrez jamais à bout, ils n’ont rien à perdre !

Mais vous aurez détourné l’attention d’autres immigrations bien plus dangereuses.

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