Je repensais aux enseignants, j'ai trouvé le texte joint très soucieux de l'enfant et le soumet à réflexion, j'en donnerai le nom de l'auteur et l'intégralité demain. Notre pays forme des professeurs très savants mais qui se retrouvent devant des enfants sans aucune notion de l'enfance et de l'adolescence. C'est dommage comme il est navrant que si peu de place durant leurs études ne soit accordé à l'Ethique ou à la réflexion sur leur futur métier.
A eux de se débrouiller pour apprendre et réfléchir en même temps que se retrouver en face d'une "horde d'énergumènes" souvent décidés à tester et titiller cet adulte seul en face d'eux.
Les préparer à cette confrontation ne serait que bénéfique, et pour eux, et pour les enfants.
« Ne pas donner trop ni à la crainte ni à l’amour, mais exercer sur l’enfant cette sage autorité qui s’appuie à la fois sur l’estime, le respect et l’affection.
L’éducateur obtiendra cette estime en se montrant aux yeux de son élève un homme supérieur par son caractère, par la discrétion et le tact, par ses lumières et sa prudence. Mais l’estime ne suffit pas, il faut encore de l’amour…
Pour être aimé de ses élèves, il faut les aimer le premier ; les aimer de cette affection impartiale, qui sait résister à l’attrait de la sympathie, toujours exclusive ; faire taire des préférences parfois bien légitimes, pour répandre sur tous également sa sollicitude et sa tendresse.
Chaque élève veut avoir tout le cœur de son maître.
Il faut les aimer de cette affection généreuse et désintéressée, qui se donne sans espérance de retour, qui ne veut que le bien de ses enfants, de cette affection désintéressée que l’enfant lui-même sait toujours apprécier, alors même qu’il y correspond si peu.
Il faut les aimer de cette affection qui se fait accepter sans violence, qui se met à la portée du jeune âge et jamais à son niveau. »
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