jeudi 13 octobre 2011

Le 13 Octobre 2011

Il est prévu d’évaluer les enfants en « mat sup » (traduisez « maternelle supérieure » bien sûr. Suivant les résultats des tests passés, les enfants seraient « estampillés » : RAS, à risque et à haut risque. 
Le vocable, bien sûr n’est guère plaisant. Vous savez qu’appeler un chien, « chien », n’est pas le bienvenu dans notre société politiquement correcte...Les aveugles sont devenus « mal voyant », les sourds « mal entendant et les femmes de ménage « techniciennes de surface » ; ce n’est pas pour cela qu’ils entendent mieux, qu’ils voient plus clair ou qu’elles gagnent plus en nettoyant le pipi des toilettes !  
Aussitôt les syndicats et associations de parents d’élèves affiliées crient au scandale du fichage de ces pauvres petites têtes blondes. Pour le Snuipp-FSU, ce «dispositif est inacceptable. En maternelle, il n'existe pas d'élève à risque. Les différences de maturité et de développement ne peuvent pas être regardés sous le seul prisme de la difficulté scolaire et encore moins de celui des troubles du comportement». 
Pas d’élève à risque ne veut pas dire, je crois, qu’ils ne risquent rien. Les voyant, dans certains quartiers, courir dehors à 22h00, je doute que la rentabilité à l’école soit parfaite le lendemain matin !
Cette petite initiative (à part le fait qu’elle vienne de droite et que, par conséquent, elle est forcément mauvaise...) me semble cependant une petite avancée dans les essais souvent ingénus de vouloir assurer un semblant de base aux enfants. 
Avant, on ne commençait à s’occuper des enfants en difficultés, dans notre pays, qu’à compter du moment où ils risquaient de mettre à mal l’intégrité physique des adultes qui les entouraient, en l’occurrence vers 14-15 ans lorsqu’ils devenaient « violents ». Pour une fois on s’en intéresse à un âge où il y a encore des possibilités d’enseigner un certains nombres de bases en français, en calcul et en comportement social.
Encore faut-il espérer qu’il n’y aura pas que le repérage et que des mesures d’accompagnement efficaces et réelles seront prises pour les aider à surmonter leurs difficultés sans les dégouter davantage de leur vie à l’école, surtout, que les parents soient également sensibilisés intelligemment au problème de leurs petits. Evidemment, si Maman et Papa passent devant un « tribunal » où il leur sera reproché toutes les difficultés de leur enfant, il y a de fortes chances que leur participation ne soit pas acquise et sans celle-ci, pas ou très peu d’évolution possible pour l’enfant.
La participation des parents à l’école primaire est encore à peu près effective : Ils viennent chercher le petit à l’école, sont intéressés par son comportement, ses résultats. (Au collège, l’enfant entrant dans l’adolescence, le fonctionnement étant différent, la participation des parents est quasi nulle). C’est donc le moment le plus propice pour inciter les parents à participer à la formation, l’éducation de leur enfant. Si tant est : qu’ils soient accueillis en partenaires et non en coupables...     
              Que l’aide soit organisée de concert par les différentes parties   
              Qu’un soutien soit mis en place pour suivre l’enfant dans son milieu familial
            Que les matières ne suivent pas les élucubrations de quelques chercheurs plein de théorie et de préjugés.

Evidemment, pour les deux derniers item, je rêve !!                                                                                       

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